Retour sur une création de juillet pour les stylos extra fin Pilot.

Une campagne qui arrive mêler à la fois trois tendances fortes et à faire du cobranding  dissimulé.

Que vois t’on ?

1. Des cadrages très rapprochés, jouant sur le changement d’échelle et faisant des mini personnages de plastique jaune des êtres vivants et expressifs. On remarquera l’utilisation subtile de l’effet « tilt shift », habituellement destiné à donner un effet maquette à une photo de la réalité grâce à l’ajout de flou sur les contours extérieurs de la scène.

2. Ces personnages sont des figurines Lego. Une marque devenue légendaire et dont beaucoup lui voue un culte régressif. Il n’y a qu’à voir tout les détournements actuels de la célèbre petite brique de couleur… Cela nous évoque la vogue des « art toys », ces figurines de designers, très graphiques et destinées aux collectionneurs trentenaires bercés aux subcultures pop, alternatives, nippones et graphiques.

3. Ces figurines arborent de magnifiques tatouages ciselés et détaillés aux endroits traditionnellement dévolus à ce genre de chose chez les humains. Ainsi le jouet d’enfant devient un fétiche anthropomorphique, et s’humanise en portant un artifice décoratif symbole de l’humain à la mode.

Le changement d’échelle, le toy, le tatouage, trois tendances fortes de la société actuelle. Une campagne donc prompte à toucher les adulescents que nous sommes.

Le caractère nostalgique des jeux de l’enfance est ici utilisé dans un but de connivence auprès d’une cible devenue adulte.

Enfin, un cobranding, parce que la campagne n’est pas signée Lego, mais Pilot. On nous vend un stylo et non un jouet. C’est malin. A qui s’adresse cette campagne ? Qui utilise des stylos extrafin ? Des artistes, des professionnels des secteurs créatifs et graphiques. Une campagne dont les créateurs sont eux-mêmes les représentants de la cible. Une cible qui était autrefois celle de Lego.

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