Dans quelle situation la souris peut elle battre le chat d’après vous ? La réponse nous est apportée par une magnifique campagne print indienne : la « mouse » bat le « cat » au Scrabble, car elle rapporte plus de points. En effet, dans ce jeu la valeur d’un mot ne réside pas dans sa signification mais dans son orthographe. La valeur attribuée traditionnellement à chaque chose s’en trouve ainsi renversée.

Une idée dont la puissance réside dans sa simplicité et sa parfaite justesse avec ce qui fait la singularité de ce jeu. Un traité créatif qui renforce encore l’idée en l’illustrant littéralement. Une baseline qui conclut le tout : « The surprising power of words ». Bref, du grand art au service d’un jeu de société crée en 1931 et vendu dans 121 pays, mais qui désormais passe pour passablement ennuyeux et souffre d’une image un peu vieillotte.

En effet, quand on pense Scrabble, on ne peut s’empêcher de visualiser les tables de jeu des maisons de retraite avec des mamies prenant le thé, concentrées comme pas deux sur leurs petites lettres en plastique, avec la pendule de l’horloge pour fond sonore… Le syndrome « des chiffres et des lettres » en quelque sorte.

Et justement cette campagne, par son ton démonstratif et son traité illustratif dépoussière d’un coup ce jeu en le mettant en scène sous un angle totalement inédit : l’inversion des rôles. Une manière de revisiter la règle du jeu en la rendant plus spectaculaire et ludique. Une façon aussi de sortir du traditionnel cœur de cible plutôt senior, et d’aller chercher des joueurs plus jeunes.

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