Depuis quelques jours Veolia occupe presse et web avec une nouvelle campagne chargée de dévoiler le récent positionnement stratégique pris par l’entreprise. Sur chaque annonce, un visuel sur papier millimétré, tout droit sorti des planches à dessin industriel reproduit un objet du quotidien (par ex calculatrice) avec en accroche le nom d’un autre objet (par ex téléphone portable).


S’en suit la nouvelle signature de marque : « inventer pour l’environnement », et le rappel des 4 métiers du groupe (eau, propreté, énergie, transport).
Un discours bien corporate donc. Une signature peu transcendante, si ce n’est l’utilisation du mot «inventer», qui paradoxalement apporte un peu de frais aux discours pro environnementaux. Le trop plein de greenwashing est passé par là et l’on sent bien que Veolia a voulu adopter une posture plus concrète que le simple visuel de prairie avec une belle éolienne posée au milieu l’air de dire « à nos enfants »…


Veolia fait donc l’effort de vouloir sortir des propos habituels et souvent incantatoires sur le développement durable. C’est louable. On est dans une démonstration par la preuve. On est au-delà de l’engagement proclamé et du «désir d’avenir » aspirationnel, on est dans le résultat, le tangible. D’où l’utilisation pertinente de l’illustration façon dessin industriel.

Veolia est déjà au-delà du présent, chaque objet illustré n’est que le point de départ d’un résultat que l’entreprise à déjà acquis. La bodycopy apportant justifications et précisions. Au final, une campagne corporate concrète, qui implique l’entreprise et ses collaborateurs autour d’une vision pragmatique. On est là pour inventer de nouvelles solutions utiles à la société qui se dessine.