Andy Warhol aimait la fête et le champagne. Il était amateur de Dom Pérignon. Alors, les fêtes de fin d’année approchant, Moêt & Chandon décide de rendre hommage à cet illustre consommateur en lançant un coffret en édition limitée de sa prestigieuse cuvée, s’inspirant des sérigraphies pop de l’artiste.

On le sait, le luxe se nourrit de plus en plus de l’art, on ne compte plus les collaborations entre les deux mondes, tant les valeurs qui les animent sont proches. Andy Warhol, encore… Certes, le personnage et son oeuvre ont déjà tellement été utilisé que s’en est plus vraiment original. Reste le fait que c’est un nom connu de tous, international, et à l’imagerie facilement reconnaissable et exploitable.

Mais le fait intéressant de la démarche est plutôt à aller chercher du côté de l’utilisation du QR Code, ces codes barre 2D lisibles via une application pour smartphones. On connaissait ceux-ci sous une forme graphique assez basique en noir et blanc, mais voilà que les graphistes s’en emparent et en font désormais de véritables oeuvres esthétiques. L’artiste japonais Murakami avait déjà crée un précédent en détournant le monogramme Louis Vuitton en QR code.


Dans le cas présent, c’est le logo Dom Pérignon qui a été redessiné. On assiste ainsi à l’émergence de logos communicants, qui une fois scannés donne accès à toute une série d’informations plus ou moins exclusives sur le produit et la marque. Il est étonnant de constater que c’est les marques de luxe qui pour le moment utilisent le mieux les possibilités offertes par ces technologies naissantes, du moins en France.


Comme si le luxe, dont on a longtemps déploré le manque de présence sur le web et dans l’e-commerce, avait pleinement pris conscience des opportunités offertes par les stratégies digitales pour fidéliser une clientèle exigeante et avide d’informations exclusives.

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