Shizuku Kanzaki est le fils d’un oenologue mondialement reconnu, récemment décédé et propriétaire d’une collection de vins très convoitée. Dans son testament, il décrit douze grands vins, les douze apôtres, ainsi qu’un treizième mystérieux vin idéal nommé Les Gouttes de Dieu. Afin de prendre possession de son héritage, Shizuku va devoir découvrir de quels vins il s’agit,dans une compétition avec Issei Tomine, un jeune œnologue réputé adopté par son père une semaine avant sa mort, dont il est légalement le frère.

Tel est le pitch d’un manga japonais, devenu saga de 15 volumes et écoulé à 6 millions d’exemplaires en Asie… Si le Japon est le 4e marché mondial pour les vins de Bordeaux, l’univers complexe de l’oenologie en restait mystérieux. Aussi, ce manga, créé à l’initiative de dessinateurs reconnus présente certains crus existants en les détaillant de manière ludique et pédagogique au fil des pages.


Conséquence, une publicité inespérée pour les châteaux en question qui ont vu la demande exploser. Si à priori on peut trouver l’association vins de bordeaux / mangas populaires un peu décalée, elle n’en est pas moins des plus judicieuses dans des pays où les particularismes culturels et traditions sont très présentes. Tout comme l’histoire et la culture autour des vins est complexe.


Ainsi, certains coréens n’hésitent plus à se rendre dans des bars à vin, le manga sous le bras, pour demander à déguster tel vin qui y est cité.

Là où c’est remarquable ou regrettable, c’est selon, c’est que les producteurs bordelais n’y soient pour rien dans cette histoire, dont la morale est une fois de plus de savoir laisser ses à-priori de côté en terme de stratégie de communication. Parce que la clef du succès réside dans la parfaite connaissance de ses cibles et du détail de leur us et coutumes afin de les toucher au coeur.