Le Parisien consacre aujourd’hui un article à une société des Yvelines, Aspiraterre France, spécialisée dans la location d’aspiratrices-excavatrices, sorte de gros aspirateurs destinés au terrassement. Mais voilà, la PME à l’activité un peu obscure, se fait connaître sous le nom commercial des « Suceuses de l’Ouest ».

Last but not least, le nom est écrit en gros sur des camions couleur rose bonbon, chacun étant affublé d’un nom de baptême, tel que Monica, Clara, Daniela… A terme, les tenues des employés devraient aussi être harmonisées avec celles des camions…

Evidemment, en s’affichant de la sorte, l’entreprise ne passe pas inaperçue et suscite un véritable buzz d’autour d’elle et ses camions. Interloqués à la vue de ceux-ci, les passants les prennent même en photo pour les envoyer à leurs amis. Résultat, l’entreprise est désormais connue dans toute la France et est devenue leader de son marché !

Alors bien sur, même si la majorité du public est hilare, n’en demeure pas moins certains esprits pudibonds en émoi, dénonçant le sexisme et la vulgarité de l’entreprise. Toujours est t’il que c’est un excellent coup marketing et que le nom de marque est malgré tout descriptif de l’activité de la société.

C’est un véritable exemple de stratégie de disruption, mais à quitte ou double, qui en cassant les codes du marché, favorise émergence et notoriété, préférence ou rejet. Bien sur, le bénéfice de cette politique du culot ne peut aller qu’à son initiateur, on imagine mal les concurrents jouant la surenchère.

Mais attention, arborer une image décalée et pleine de dérision exige qu’en contrepartie, l’entreprise soit impeccable dans son professionnalisme. Enfin, pour l’anecdote, un type de machine analogue existe dans le milieu maritime, lequel les surnomme les « Marie Salope »…

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