Ainsi donc, deux ans après le premier opus, “Jetueunami” revient. Créé en 2009 pour la promotion de la chaîne tv « 13e Rue », positionné sur les programmes action et suspense, cet advergame pour le moins gore avait suscité un véritable engouement sur le web.

Alors que dans la première version on choisissait un assassin et une arme pour mettre un contrat sur un de ses amis dont on donnait la photo, la mouture 2011 repose sur le même principe, mais le concept s’est enrichi. Le choix se fait désormais entre 3 familles de tueurs et autant de scénarii de kidnapping possibles.

La nouveauté étant que de pouvoir ensuite procéder à une enquête en collectant des indices afin de se libérer des mains de ses ravisseurs avant qu’ils ne vous tuent. Par ailleurs il est possible de choisir son copain à tuer parmi ses amis Facebook et de récupérer sa photo via Facebook Connect.

En étant plus abouti, « Jetueunamie2 » illustre clairement le positionnement éditorial et le ton irrévérencieux de la chaîne. Il est par ailleurs intéressant de souligner que le lancement de « Jetueunami2 » a été pensé comme pour celui d’un produit classique. Trailer pour réactiver le buzz, fan page Facebook, campagne auprès des blogueurs… Or de quoi s’agit t’il ? D’un jeu video certes, mais d’une publicité surtout.

Avec l’essor des réseaux sociaux, le développement des fonctions de partage, la publicité, pur produit créatif mais à la durée de vie ultra-courte, est devenue un contenu à part entière. Ainsi, la réussite du lancement d’une publicité destinée à annoncer le lancement d’un produit ou service, est de plus en plus due à la manière dont elle sera annoncée sur le web. Le community management joue évidemment un rôle important en jouant sur la diffusion en exclusivité auprès de leaders d’opinion.

Quand autrefois, le plan media d’un spot tv était validé, on savait à l’avance le moment, le nombre de diffusions et le GRP qu’il obtiendrait. Or il est maintenant possible de démultiplier l’impact de ce même spot grâce à internet. Le nombre de diffusions, de vues, est donc potentiellement illimité, ainsi que la durée de sa disponibilité. Il n’y a qu’a voir le spot Roller babies d’Evian et ses 50 millions de vues, qui réalise encore près d’un million de visionnage par semaine 15 mois après sa sortie.

La publicité, passé à la moulinette du brand content est donc devenue un produit culturel à part entière, qui bénéficie à l’instar des films de cinéma de contenus dérivés, tels les making of, t-shirts et autres merchandising.