Google annonçait la semaine dernière le lancement de son Chrome Book, un mini laptop dénué de tout système d’exploitation et autres logiciels. Un terminal d’accès donc.

Une vidéo de présentation explique l’utilité et la facilité d’utilisation de ce nouveau type d’appareil, petit-fils de son ancêtre Minitel. Dans le plus pur style Google, la vidéo se base sur les datagraphics pour illustrer son propos, fluide, simple, épurée, le ton se veut didactique et sur de soi.

A la manière d’Apple, les deux géants ont depuis déjà longtemps basé leur positionnement entre le meilleure de la technologie et la simplicité la plus intuitive. On ne parle pas au geek mais à un enfant à qui on veut vendre un nouveau jouet.

Le Chrome Book donne ainsi accès au grand public à une nouvelle ère de l’informatique, à savoir le « cloud computing ». Bienvenue dans la dématérialisation poussée à l’extrême. L’ensemble des systèmes et données est ainsi hébergée dans une sorte de nulle part virtuel.

Google nous promet une sécurisation renforcée des données, au revoir hacking et autres virus, et nous renvoie même l’image que si l’ordinateur tombe à l’eau, aucune de nos précieuses données ne sera perdue.

Certes, mais qui nous dit que le géant siliconien n’ira pas de temps en temps porter un œil sur les informations que nous lui confions en stockage ?

En tout cas, voilà encore un nouvel exemple de la révolution que nous sommes en train de vivre. Fini la propriété, vive l’accès. La société de consommation telle que nous la connaissions est en train de laisser la place à la société de l’utilisation. Sera t’elle plus avantageuse pour les consommateurs ?