On a tous vu (plus de 40 millions de vues Youtube) le film Volkswagen Passat dans lequel un baby Dark Vador grâce à sa « force » démarrait tout seul le véhicule, sorti à l’occasion du dernier Superbowl.

Oui mais voilà, dans la mythologie Starwars, Dark Vador représente le côté obscur de la Force. Et cela Greenpeace ne l’a pas oublié. Aussi l’organisation écologiste vient de répliquer au spot de VW en sortant un film parodiant le baby Dark Vador et le mettant aux prises avec les gentils Jedis.

Par ce produit de communication, Greenpeace entend dénoncer l’opposition du constructeur allemand à « deux lois européennes stratégiques pour la protection du climat : la revalorisation de l’objectif de réduction des émissions, et l’adoption de normes plus strictes en matière de performance énergétique des véhicules ».

Et comme l’ONG arc-en-ciel est experte en communication, le film est associé à un site vwdarkside, offrant la possibilité à tout un chacun de rejoindre la rébellion et signer un manifeste enjoignant les dirigeants de Volkswagen d’adopter les mesures préconisées par l’UE.

A armes égales. De moins en moins les entreprises peuvent agir dans l’impunité, car de plus en plus elles sont surveillées, non pas forcément par des instances de régulation officielles, mais par des communautés informelles composés de citoyens et militants. De par sa notoriété, sa taille et sa capacité de mobilisation, Greenpeace affronte depuis longtemps les multinationales, voire les nations. Monsanto et ses plants OGM, Areva et ses transports de déchets radioactifs, Le Japon et ses chasseurs de baleines… Tous ont du faire face à un moment donné à l’activisme événementialisé de Greenpeace.

Désormais, quand une multinationale utilise la puissance de ses moyens pour faire passer une vérité qui sert ses profits, des organisations et collectifs ont les moyens de délivrer une contre-vérité avec les mêmes outils. Peu à peu le match s’égalise et il est heureux de voir que les outils de communication sont des armes à disposition de chaque camp. Allons-nous arriver à une « guerre froide » de la communication ?