Heinz est le fabricant du Ketchup, devenu condiment national américain puisque 97% des foyers US en ont chez eux. La marque est d’ailleurs tellement liée à l’Amérique qu’elle s’associe au Veterans Day du 11 novembre, sous le claim
« It’ our turn to serve ».

Quand on est à ce point leader, certes on peut compter sur un marché de renouvellement important, mais il s’agit aussi de savoir entretenir l’attrait pour sa marque. C’est ainsi que Heinz a décliné son produit phare en de multiples formats, couleurs et goûts.

Mais cette fois ci, la marque va plus loin en lançant un Ketchup « premium », au vinaigre balsamique, et à choisit un canal original pour le promouvoir et le vendre : sa page Facebook.

Les responsables de Heinz nourrissant l’envie que leurs clients, possédant déjà le Ketchup « classique », achèteront cette version haut de gamme en complément du premier et non en remplacement…

Forte de 825 000 fans, ce qui est peu au regard du nombre de ses clients fidèles, la page Facebook s’ouvre ainsi au F-commerce, en proposant à la vente en avant-première, dès le 14 novembre, directement sur le réseau social son nouveau produit, ce pour une durée limitée. La distribution en GMS prenant le relais fin décembre.

L’idée, en offrant ainsi un produit exclusif sur Facebook est de créer un fort enthousiasme auprès de ses fans les plus fervents pour les transformer ambassadeurs de marque. D’early adopters on passe aux early buyers en adoptant une technique de création de pénurie chère aux marques high-tech ou aux studios de cinéma.

Heinz présentera son produit avec des suggestions d’accompagnement orthographiquement sophistiquées, tel le « Haute Burger », le « Hamburgeur », les « French Frites » !

Une démarche encore originale, mais qui montre bien que Facebook et ses 700 millions d’utilisateurs est pris de plus en plus au sérieux par les marques, qui comprennent de plus en plus l’intérêt qu’il y a à développer un contenu spécifiquement dédié à leurs fans.