Chevrolet est certainement une des marques préférées des américains. En 2005 elle était toujours celle qui vendait le plus de véhicule en Amérique du Nord. Surnommée « Chevy », elle est indissociable du mythe et de l’imaginaire américain, des grands espaces et de l’esprit pionnier, incarnés par des modèles robustes et massifs.

Chevrolet a aujourd’hui 100 ans et célèbre son centenaire à travers une nouvelle posture de marque, sous la signature « Run’s Deep ». Consciente de sa stature patrimoniale, elle profite de l’occasion de son anniversaire pour inciter les américains à venir livrer leurs souvenirs liés à la marque, à travers une série de mini-documentaires, les « Chevy True Stories ». « My Dad’s Car », premier de la série est sorti ces jours-ci et relate une histoire émouvante.

A l’automne 1964, Herb Younger, jeune père de famille s’offre la voiture de ses rêves : la toute nouvelle Chevrolet Impala SS. Celle-ci sera bien évidemment de toutes les sorties de la famille et leur procura nombre de moments de bonheur. Malheureusement, à la fin des années 80, Herb rencontre de graves problèmes financiers, et se voit contraint de se séparer de sa chère voiture pour pouvoir payer les études privées de ses enfants. Vingt ans plus tard, ses deux fils décident alors secrètement de se mettre en quête de retrouver exactement de même modèle afin de l’offrir à leur père.

En relatant ainsi la vie d’une famille américaine type sur trois générations, unis autour de la voiture du père, Chevrolet nous livre ici un parfait exercice de storytelling. Qui ne se souvient pas de la voiture de son père ? Si aujourd’hui la portée symbolique de l’automobile n’est plus la même, la voiture du père évoque néanmoins des souvenirs d’enfance fort et surtout fait parti des liens de complicité, d’admiration et de transmission entre un père et son fils.

Ainsi, au même titre que l’animal domestique, l’automobile familiale est un personnage de la famille, vecteur de rassemblement de ses différents membres autour d’une cause consensuelle. En 2011, dans une Amérique en pleine crise identitaire, exploiter ce filon nostalgique permet à Chevrolet de reconquérir le cœur des américains en leur remémorant le fait qu’elle fut et reste un des acteurs majeurs de cet « l’American way of file » aujourd’hui à la peine. Des love stories autour d’une « love brand » en somme.

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